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Arsène Wenger

Démarré par Vince, 12-02-2008, 20:59:36

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gunner597

J'y crois pas , je le vois mal revenir bosser avec Gazidis

DiosBergkamp

C'est pourtant le club qui revient le plus souvent ... à voir avec le Bayern.

gunners_dz

Arsène Wenger approché par la sélection du Qatar

Libre depuis la fin de son aventure avec Arsenal lors de la saison dernière, Arsène Wenger est dans l'attente d'un projet. Voulant revenir au plus vite sur un banc, l'Alsacien a été approché par la sélection qatarie selon les informations de France Football.

L'hebdomadaire explique que le Qatar - qui débute la Coupe d'Asie mercredi face au Liban - est à la recherche d'un nouveau sélectionneur en vue de la Coupe du monde 2022 qui se déroulera sur son sol. Arsène Wenger tiendrait la corde dans l'esprit d'Al Annabi (les Marrons). Leonardo Jardim avait déjà été approché.

gunners_dz

Le départ d'Arsène Wenger aura coûté cher à Arsenal

Afin de libérer Arsène Wenger de sa dernière année de contrat et une partie de son staff technique en juin dernier, Arsenal a dû signer un gros chèque.

Après 22 ans sur le banc d'Arsenal, Arsène Wenger s'en est allé. Le coach alsacien a finalement cédé sa place en mai dernier après plusieurs mois (années ?) de lutte pour conserver son poste coûte que coûte. Le club anglais arrivait à une irrémédiable fin de cycle. Année après année, les Gunners prenaient du retard sur ses concurrents directs. Les meilleurs joueurs partaient, à l'image des derniers transferts réalisés sous le règne du Français. Parfois même quittaient-ils le club après un bras de fer comme pour Alexis Sanchez ou Alex Oxlade-Chamberlain.

Jusqu'au dernier moment ou presque, Wenger aura gardé le secret de sa décision. Puis il s'est finalement décidé à partir d'un club qu'il aura réussi à élever au firmament du football européen et à structurer, jusqu'à lui doter d'un des stades les plus rentables au monde. À un an de la fin de contrat, il a jeté l'éponge, comme une partie du staff technique. Mais ce départ a eu un coût non négligeable pour les Gunners. C'est ce que révèle le Times ce mardi matin. Avec une dernière prolongation de contrat de deux ans signée au printemps 2017, Wenger émargeait à un salaire d'un peu plus de 9 M€ par saison.

Afin de faire la place à la nouvelle équipe organisée autour d'Unai Emery, le manager est parti en compagnie de son entraîneur des gardiens, Jens Lehmann arrivé en juin 2017, et d'un de ses adjoints historiques, le Bosnien Boro Primorac, présent dans l'encadrement technique depuis 1997. C'est donc un gros chèque de 20 M€ qu'a dû signer Arsenal à son trio. « Les coûts exceptionnels sont imputables aux changements apportés dans l'équipe de management de l'équipe première », écrit le média anglais. Ça aurait même pu être pire si Emery n'avait pas décidé de conserver avec lui un autre historique de la maison en la personne de Steve Bould, autre fidèle adjoint de Wenger. Comme quoi tourner une page peut parfois coûter cher.

Vince

C'est pas uniquement les indemnités de départ de 3 personnes, plus de monde que ça ont du quitter le Club avant la fin de leur contrat. Il fallait faire de la place au staff d'Emery, forcément ça coute cher en indemnités.

Vince

Il a dévalisé the Armoury avant de quitter le Club :lol:


DiosBergkamp

Il était invité comme consultant sur BeIN, on y apprend notamment que :

Il n'ira pas au Real Madrid "it's over for me".
Il a essayé de signer Jadon Sancho quand il était encore à City.
Lorsqu'on devait rembourser le stade, les banques exigeaient que notre masse salariale ne dépasse pas 50% de notre budget, ce qui nous obligeait à vendre nos meilleurs joueurs et à limiter les salaires.

Bertrand

Citation de: DiosBergkamp le 14-02-2019, 12:13:54

Lorsqu'on devait rembourser le stade, les banques exigeaient que notre masse salariale ne dépasse pas 50% de notre budget, ce qui nous obligeait à vendre nos meilleurs joueurs et à limiter les salaires.


Et le top four avec la LDC à chaque fois dans ces conditions c'est du top...top...top entraineur pour y arriver. J'attends encore que le Mou, Guardiola etc y parviennent dans les mêmes conditions. Et en plus on jouait bien!

Merci Arsène.
\"In Arsène we trust\"

DiosBergkamp

C'est clair, quand on revoit les équipes qu'avait Wenger, ça tient du miracle : Bénitier, Denilson, Djourou etc. Quels regrets que la super génération. De 2007/2008 n'ai rien gagné, c'était le peak de la.philosophie Wenger.

Même si la concurrence était bien moins forte que maintenant, il avait une moitié d'équipe très moyenne, que des joueurs qui ont galéré après leur départ.

Thearsenal

Citation de: DiosBergkamp le 14-02-2019, 18:21:19
C'est clair, quand on revoit les équipes qu'avait Wenger, ça tient du miracle : Bénitier, Denilson, Djourou etc. Quels regrets que la super génération. De 2007/2008 n'ai rien gagné, c'était le peak de la.philosophie Wenger.

Même si la concurrence était bien moins forte que maintenant, il avait une moitié d'équipe très moyenne, que des joueurs qui ont galéré après leur départ.

Me rappelle plus de celui ci ? :na:
Victoria Concordia Crescit

Nono

Lord bénitier, ça sonne bien quand même !

Nono

Je pense que là-dessus, on est tous d'accord, ce qu'il a fait pendant la période où on a du vendre nos meilleurs joueurs à cause de l'Emirates, c'était impressionnant. (On aurait du être champion :( Pauvre Eduardo :( )

Là où je trouve que club s'est foiré (et donc Wenger aussi), c'est la saison où on recrute seulement Cech, il y avait des manques bien visibles et on a rien fait pour les combler.
Au final, Leicester se retrouve champion alors qu'avec un banc un peu plus fourni, on l'aurait été et ça a entraîné petit à petit la régression de l'équipe ...

gunners_dz

Citation de: Nono le 15-02-2019, 01:26:51
Je pense que là-dessus, on est tous d'accord, ce qu'il a fait pendant la période où on a du vendre nos meilleurs joueurs à cause de l'Emirates, c'était impressionnant. (On aurait du être champion :( Pauvre Eduardo :( )

Là où je trouve que club s'est foiré (et donc Wenger aussi), c'est la saison où on recrute seulement Cech, il y avait des manques bien visibles et on a rien fait pour les combler.
Au final, Leicester se retrouve champion alors qu'avec un banc un peu plus fourni, on l'aurait été et ça a entraîné petit à petit la régression de l'équipe ...
Je pense que sa plus grosse erreur etzit de ce prendre des balles pour les autres, il as couvert les véritables fautifs de cette régression qui sont simplement les dirigeants.

Vince

On se rend compte aussi que le recrutement ne dépendait pas que de Wenger, donc il a longtemps été injustement critiqué.

Vince

Récompensé par le Laureus award pour sa carrière:


Nono


IL EST DE RETOUR. :lol:

Brulez un cierge, ceux qui veulent son retour !

gunners_dz


darren

ça doit lui faire tout drôle de prendre le bus  :lol:
« on réussit dans la vie en faisant bien ce qu'on sait faire. On a pas toutes les qualités, mais il faut exprimer celles qu'on a  »
« Personne n'a assez de talent pour se contenter de vivre avec ce seul talent. Sans travail, vous n'allez nulle part. »
ARSENE WENGER

TheMerse

Ou alors il attend Fergie pour aller se boire un verre ?  :guinness:

Vince

CiterWenger à propos de la double confrontation contre Naples

Dans la presse italienne, Wenger a déclaré cette semaine : "Je serai un fan d'Arsenal le soir du match contre Naples, comme je le suis à tout les matchs cette saison. Emery n'a pas besoin de mes conseils. Je suis un très grand fan de Carlo Ancelotti, c'est un de plus grand tacticien de tout les temps, un vrai maître dans la façon de travailler avec ses équipes. Mais Arsenal est une grande équipe et pour Naples ce sera une tâche très difficile de les éliminer."

TheMerse

Citation de: Vince le 24-03-2019, 20:54:48
CiterWenger à propos de la double confrontation contre Naples

Dans la presse italienne, Wenger a déclaré cette semaine : "Je serai un fan d'Arsenal le soir du match contre Naples, comme je le suis à tout les matchs cette saison. Emery n'a pas besoin de mes conseils. Je suis un très grand fan de Carlo Ancelotti, c'est un de plus grand tacticien de tout les temps, un vrai maître dans la façon de travailler avec ses équipes. Mais Arsenal est une grande équipe et pour Naples ce sera une tâche très difficile de les éliminer."


:ascfr: :love:

Vince

CiterWenger à l'Olympia



http://www.leparisien.fr/sports/football/wenger-on-m-a-propose-plusieurs-fois-le-poste-de-selectionneur-des-bleus-02-04-2019-8044914.php

Depuis son départ d'Arsenal en fin de saison dernière, Arsène Wenger délivre au compte-gouttes ses souvenirs et ses confidences. Lundi soir, à l'Olympia, il a donné une conférence passionnante pendant près de deux heures. Morceaux choisis.


Sa vision d'un vestiaire

« Un vestiaire de foot, ce sont vingt-cinq carnassiers qui détectent le moindre battement de cils de l'entraîneur, sa moindre faiblesse. Mais un coach doit avoir foi en l'homme de manière générale. C'est un guide qui ressent les choses avec une certaine clarté et qui fait preuve en même temps d'humilité. Il faut se comporter avec classe et intégrité et ne jamais oublier qu'une parole engage celui qui la prononce. Cela concerne tout le monde dans un club, y compris le jardinier. Un petit exemple, à Arsenal, avant chaque match, nous disposions dans le salon réservé aux dirigeants un bouquet de fleurs aux couleurs de l'équipe adverse... même lorsqu'il s'agit de Tottenham (NDLR : le club rival du nord de Londres). »

Comment il a apprivoisé ses joueurs

« Dans sa relation aux joueurs, l'entraîneur doit sans cesse adapter son discours et son approche. Il doit s'adresser à l'enfant qui cherche avant tout à s'amuser et à se divertir. Il s'adresse aussi à l'adolescent pour qui la vie est très binaire : soit tu es un génie, soit tu es un nul. Donc parfois, il faut être capable de dire un joueur : c'est comme ça et pas autrement, sans chercher à te justifier. Et enfin, troisième registre, puisque le joueur est aussi un adulte, il est capable de faire des compromis entre ses besoins personnels et les besoins collectifs. L'entraîneur est donc sans cesse en train de jongler entre ces trois approches. »

Weah, Thuram, Henry, 3 joueurs d'exception

« Quand George Weah est arrivé à Monaco, certains me demandaient s'il avait vraiment le niveau pour être dans le groupe professionnel. Il était inconsistant, imprévisible, d'une grande timidité. Mais j'ai tenu bon et on a travaillé sur ses points forts : la puissance, le sens du but et une foi supérieure qui l'habitait. Il est finalement devenu le meilleur joueur du monde (NDLR : Ballon d'or en 1995).

Quant à Lilian Thuram, c'est un peu pareil. Quand il est arrivé à Monaco, personne n'aurait pu prévoir qu'il allait devenir un joueur de l'équipe de France et même le recordman de sélections (NDLR : 142 sélections). En fait, personne ne savait s'il allait même pouvoir faire une carrière pro. Au centre de formation de Monaco, il souffrait des genoux et son parcours aurait pu s'arrêter là. Je me suis opposé à une opération qu'il devait subir, il s'est arrêté pendant plus d'un an. Ensuite, je l'ai repositionné comme arrière droit, alors qu'il était milieu droit. Et c'était parti...

Enfin, Thierry Henry... Il a été une super star chez nous et, à la fin, personne ne lui refusait la passe, même quand il était dans une situation où il n'aurait pas dû la recevoir. Donc les autres joueurs ne choisissaient plus la solution optimale. Le fait qu'il soit tellement fort pouvait devenir un handicap pour l'expression collective.

Il existe à mon avis certains points communs chez les très grands joueurs : une constance dans l'exigence, une certaine dureté avec eux-mêmes et une grande lucidité sur leurs performances. »

Sa longévité à Arsenal

« J'ai disputé 1235 matchs comme manager d'Arsenal. Ma chance principale, c'est la santé qui m'a permis de n'en manquer aucun. Mais je me suis aussi imposé une certaine hygiène de vie. Je n'ai jamais accepté d'invitation à 48 heures d'un match, par exemple, et jamais après une défaite. Vingt ans de suite, nous avons terminé dans les quatre premiers du championnat d'Angleterre [...]

On se souvient des titres, des grandes victoires, des finales gagnées ou perdues, mais la vie d'un entraîneur est beaucoup plus complexe. On est souvent seul et il faut pourtant décider sans avoir de certitudes. En gérant aussi beaucoup de contraintes. A Arsenal, avec la construction de l'Emirates, un projet qui m'a passionné et qui m'a permis d'apprendre énormément de choses, nous nous sommes retrouvés les mains liées aux banques. Notre masse salariale ne devait pas dépasser 50 % de notre budget et il nous fallait souvent vendre nos meilleurs joueurs en fin de saison. Pourtant, je n'ai jamais perdu trois matchs de suite... Parce qu'après une défaite -j'ai perdu 18 % de mes matches avec Arsenal-, je m'efforçais toujours d'aborder le suivant en pensant d'abord à ne pas le perdre. En fait, au bout de deux défaites consécutives, un entraîneur est déjà dans les sables mouvants. Au bout de trois, il a de l'eau jusqu'au cou.. .Après, certains résistent à des séries de six ou sept défaites, mais c'est devenu assez rare... »

Son regard sur la Ligue 1

« La Ligue 1 est un championnat assez inégal. Y compris d'une semaine sur l'autre. Je remarque une équipe qui joue super bien un week-end. Et une semaine plus tard, je ne la reconnais plus. Bon, évidemment, le PSG domine très largement la compétition et c'est toujours un problème quand il n'y a pas de suspense sur l'identité du vainqueur. Je ne pense pas me tromper en disant que le PSG pourrait dès aujourd'hui partir en vacances et être quand même champion de France. En fait, pour que la Ligue 1 redevienne intéressante, il faudrait qu'un groupe de quatre ou cinq équipes de tête se constitue. C'est en train de se faire. »

Sa carrière, son avenir, le PSG

« Aujourd'hui, la compétition me manque et en même temps, je veux aussi passer du temps avec les gens que j'aime. Ma carrière d'entraîneur m'a complètement absorbé. Même quand j'étais physiquement avec mes proches, je n'étais pas complètement là... J'aurais pu devenir sélectionneur de l'équipe de France. On m'a proposé plusieurs fois le poste (NDLR : notamment en 2012, avant que Didier Deschamps ne soit choisi). Mais mon activité de manager me plaisait davantage. Aujourd'hui, les Bleus sont entre de très bonnes mains, Deschamps fait du très bon travail et il n'y a pas de raison que cela change [...]

Après, je n'en sais rien si je viendrai un jour au PSG. Le PSG a une super équipe, mais connaît une sorte de malédiction en Ligue des champions. Il leur reste à franchir un dernier obstacle. Mais ils y arriveront un jour. Il faut leur donner du temps, mais on doit reconnaître que, cette année, il y a une impatience exacerbée de la part des supporteurs. »

adam

Juste pour dire que les places pour assister à cette confèrence était de.....150€. Wenger n'a rien à voir la dedans évidemment, mais quel scandale.

Vince

Je sais pas si c'est le prix minimum que tu cites, à mon avis tu pouvais en avoir des moins chers. Dans tout les cas c'était une soirée pour l'association premiers de cordée. Donc pas si scandaleux au final.

CiterPour la petite histoire, tous les fonds obtenus lors de cette soirée seront reversés à l'association « Premiers de cordée »


http://sport24.lefigaro.fr/football/ligue-1/actualites/arsene-wenger-a-l-olympia-les-coulisses-d-un-show-tres-reussi-951718

jones79

Citation de: Vince le 03-04-2019, 22:41:42
Je sais pas si c'est le prix minimum que tu cites, à mon avis tu pouvais en avoir des moins chers. Dans tout les cas c'était une soirée pour l'association premiers de cordée. Donc pas si scandaleux au final.

CiterPour la petite histoire, tous les fonds obtenus lors de cette soirée seront reversés à l'association « Premiers de cordée »


http://sport24.lefigaro.fr/football/ligue-1/actualites/arsene-wenger-a-l-olympia-les-coulisses-d-un-show-tres-reussi-951718
Plutôt une bonne initiative.

Vince

05-04-2019, 02:29:34 #14695 Dernière édition: 05-04-2019, 03:05:09 par Vince
CiterWenger à l'Olympia - part 2



http://sport24.lefigaro.fr/football/ligue-1/actualites/arsene-wenger-a-l-olympia-les-moments-forts-d-une-soiree-passionnante-951729

Sa jeunesse en Alsace : «Je viens d'un petit village alsacien avec la vie qui tournait autour de la religion. Le «king» du village c'était le curé. J'ai été élevé dans un restaurant qui faisait aussi office de club house de l'équipe de foot et ça ne parlait que de ça. Mais la religion n'a pas aidé pour gagner des matches. Bien plus tard, j'ai remplacé mon missel par des bons joueurs et le foot est devenu ma religion. Le jeu doit être traité comme la religion. Lui seul dicte tes choix.»

Coach à Nancy à 33 ans : «Certains joueurs étaient plus âgés que moi. Mais je n'ai jamais eu de problème d'autorité, je ne peux pas dire pourquoi. Je vomissais après les défaites, je ne pouvais vivre avec la défaite. Je me suis dit que je n'étais pas fait pour ce métier. Mais mon corps s'est habitué à ça et au fil du temps j'ai changé.»

La métaphore de l'écureuil: «L'animal c'est la survie. Le sport de haut niveau aussi. C'est moi ou les autres. Mais dans un sport collectif c'est aussi moi ET les autres. L'écureuil partage son corps entre la tête et le haut. Le foot c'est ça, gérer avec le cerveau et les jambes. Mais si quelqu'un ne lève pas souvent la tête, ça ne fera jamais de lui un très bon footballeur.»

Le football synonyme de fosses aux lions: « Il y a un nombre incroyable de joueurs qui ne s'imposent pas dans le vestiaire. Ils ne franchissent pas le pallier. Le joueur de haut niveau, quand il débute, doit montrer qu'il est là. Ça commence déjà par son entrée dans le vestiaire avec un message clair et parfois simplement avec un attitude vous dites quelque chose : «Maintenant, il faut compter sur moi». Je me souviens de Bojan, qui évoluait à Barcelone et qui avait même peur de boire dans la même bouteille que Messi. C'est un détail, mais il n'a jamais su se montrer à la hauteur de son potentiel.»

Sa définition du grand joueur : «C'est un animal un peu spécial qui tourne autour de trois préceptes essentiels. Maitrise du ballon, prise de décision et exécution. Les grands anticipent et sont en avance sur les autres, ils ont compris ce qui allait se passer. Mais je trouve que si les joueurs regardaient encore plus leur match, ils seraient encore meilleurs. Tous les gars qui réussissent ont une régularité dans l'effort et une analyse objective de leur performance. Le grand joueur est dur avec lui-même.»

Sa période au Japon (1994-1996) : « J'avais envie de me tester et sur un coup de tête je suis parti là-bas dans une équipe de Nagoya qui ne gagnait pas un match. A 47 ans, ça m'a changé à tous les niveaux. Sur les dix premiers matches, on en perd huit et j'ai une anecdote à ce sujet. Le président me convoque dans son bureau et avant d'y aller, je dis à mon assistant de préparer ses valises car on allait être viré. Le discours semblait limpide : «Les résultats ne répondent pas aux attentes et ce que je vais vous dire ne va pas vous faire plaisir. Mais nous devons faire face à cette situation ... Nous allons nous séparer du traducteur». J'étais surpris et j'ai réussi à ce que ce dernier continue de travailler avec nous, on lui a sauvé la tête. D'ailleurs, il est dans la salle ce soir (lundi). C'est devenu un ami. Après, sur l'expérience au Japon, c'est l'isolement perpétuel. Ta seule compagnie, c'est toi-même. Avec les joueurs, il m'est arrivé une chose inédite dans ma vie. Je leur ai interdit le ballon à l'entraînement ou en avant match car ils étaient déjà morts. Ils se préparaient avant pour être au niveau et ils étaient cuits par la suite. Il fallait les canaliser.»

Ses débuts à Arsenal en 1996: «J'ai compris que le foot avait été inventé là. En Angleterre, tu fais des tatouages avec le nom des enfants et de ton club, mais c'est tout, tu ne peux rien mettre d'autres. Les Anglais sont attachés à tout ça. Ce sentiment d'appartenance est intense. Après sur mon arrivée, on ne m'a pas déroulé le tapis rouge (il était surnommé «Arsène who»). On m'a tout fait. On m'a dit qu'on avait des images sur ma vie privée pas très net. Je leur ai dit de les sortir ... en vain.»

Sa gestion d'un vestiaire : «Vous avez 25 carnassiers devant vous. Ils détectent tout et surtout votre faiblesse. Le métier de coach peut se résumer de cette façon : sélectionner 11 joueurs et fabriquer 14 chômeurs le week-end. Et ça repart chaque semaine. C'est dur à vivre mais aussi à gérer. Il faut être intelligent et ne pas perdre d'influx. Avant les matches, je ne m'occupais que des joueurs qui allaient jouer, les autres, ça ne servait à rien. Mais du lundi au mercredi, je devais porter mon attention sur les déçus. Comment remonter le moral ? Être ferme et honnête et aussi porter les valeurs que tu incarnes. Il faut aussi montrer du respect, de la compassion et ne pas laisser tomber les gens. Il y a trop de gens qui souffrent de dépression dans le foot. Le joueur qui ne joue pas se sent inutile, c'est au coach d'y remédier, ça faisait partie de mon boulot.»

Les 49 matches sans défaite de 2003 à 2004 avec Arsenal : « On perd notre invincibilité contre Manchester United dans un match où les arbitres ont leur part de responsabilité. Ce n'était pas mérité. D'ailleurs, si je meurs, je vais demander à dieu où sont les arbitres avant de choisir entre le paradis et l'enfer (rires). Je me souviens que la saison précédente, on termine invaincu à l'extérieur et on perd le titre avec notre parcours à domicile. Et là tous les joueurs me sont tombés dessus car j'avais dit qu'on pouvait terminer un championnat sans une défaite. Lors de la saison du titre, on était champion à 5 journées de la fin. Je me souviens leur avoir dit : «A vous de savoir si vous souhaitez rester immortels ou non.» Et ils l'ont fait. Vainqueur de la Premier League sans un revers.»

Sa définition d'un grand coach : «C'est un guide qui a une forme de confiance de clarté et d'humilité. Il a foi en l'homme. Un bon entraîneur ne doit jamais fermer la porte à l'humain. Il est important et essentiel de toujours garder un espoir. Souvent, les hommes peuvent vous surprendre agréablement et c'est là où vous récolterez le fruit de votre patience et de votre travail. Selon moi, un grand coach a trois formes d'influence majeures : Sur le club, les résultats et la performance des joueurs. A Arsenal, j'ai pu faire un club en définissant des valeurs. On a respecté les traditions d'un club d'ouvrier, mais on a aussi innové et on s'est comporté de façon intègre et classe. Il fallait que personne n'accepte d'être médiocre. Du joueur au jardinier, tout le club ... Ça c'est la première étape, avec un objectif commun. Un détail ? Les fleurs dans le «director box» sont aux couleurs du club que vous recevez les jours de match. De façon plus générale, un grand coach a un impact sur le style de jeu et le résultat de son équipe. Dans un grand club, il faut l'envie de gagner avec classe, que le supporter se réveille avec le sourire avant d'aller au match. C'est essentiel d'être des passeurs d'émotion, d'avoir une identité claire. Un entraineur est quelqu'un qui s'identifie totalement à son club. Il doit se comporter comme si il allait y rester pour toujours. Il doit être loyal. Tous les ans je faisais une photo avec tout le monde (jardinier, cuisinier) et je l'affichais avec une phrase « tout le monde compte à l'intérieur du club ». Il faut un sentiment d'unité entre les salariés et les joueurs.»

Le coût de l'Emirates Stadium : «Ça a couté 430 millions de livres (inauguration en 2006) ... On s'est mis dans les mains des banques. Après cela, on devait vendre nos joueurs. C'est sans doute la période la plus difficile de mon temps à Arsenal. Je me souviens du temps que j'ai passé avec les architectes pour construire le stade... J'ai beaucoup appris. Aujourd'hui, le club vaut 2 milliards de livres et à l'époque c'était 40/50 millions. Forcément c'est aussi une fierté aussi. C'est la part du travail la plus sombre mais c'est un boulot énorme. J'ai refusé beaucoup de clubs, par loyauté pour l'engagement que j'avais pris. Quand on a lancé les constructions, les banques ont demandé que je signe un contrat de 5 ans car elles voulaient que je reste à Arsenal. Je suis le dernier manager de ce profil, aujourd'hui dans le monde du foot c'est impossible qu'une seule personne gère tous les dossiers. Les enjeux économiques sont trop nombreux.»

Les reproches qu'il se fait : «Un bon coach est quelqu'un qui prend soin de lui. C'est le reproche que je me fais aujourd'hui. Je me suis négligé. Il faut une force de tigre pour réussir mais petit à petit on vous use. J'avais des tas de rendez-vous tous les jours. Pour vous donner une idée, le gars qui voulait acheter une tondeuse, il venait me voir. Je gérais tout. C'est un métier qui vous envahit. Quand vous êtes avec les autres, en compagnie de votre famille vous n'êtes pas tout à fait-là. J'ai négligé les gens autour de moi. J'ai consacré ma vie à une seule chose : gagner le prochain match.»

Ses regrets à Arsenal : «Il n'y a que des vies inachevées quand vous êtes coach. Quand je parle avec les autres sportifs de haut niveau, il ne me parle que des choses qu'ils n'ont pas gagnées. Vous ne vous souvenez que ce que vous avez pas fait, mais plutôt ce que vous n'avez pas fait ou raté. Personnellement, je vis assez bien avec ça. J'ai eu une vie supérieure à ce que je pouvais rêver d'avoir. A 19 ans, en Alsace, si tu m'avais dit ça, j'aurais dit d'aller te rhabiller.»

Ses adieux à Arsenal : «J'ai eu l'impression d'assister à mon enterrement de première classe. Des gens ont été extraordinaires. Ils ont montré de la gratitude. L'Angleterre a ça. Je n'ai pas pleuré ou flanché car j'ai appris à me blinder. Si je maîtrisais pas ma passion, je n'aurais pas pu survive. J'ai appris à la contrôler.»

Comment gérer la pression : « Être professionnel, c'est être performant sous stress. Sans confiance. Quand j'entends un joueur expliquer les mauvais résultats par le manque de confiance, je ne suis pas d'accord. C'est là où on voit les grands joueurs des autres partenaires. Imaginez un peu, si vous vous faites opérer du cœur, le chirurgien rentre dans la salle d'opération et vous dit : «Je suis pas en pleine confiance en ce moment mais je vais faire de mon mieux ». Vous pourriez entendre ce discours ? Non.»

Ses relations avec Henry : «Je ne téléphone jamais à mes anciens joueurs quand ça va bien, mais là je l'ai appelé et je l'ai encouragé à ne pas lâcher quand ça tanguait avec Monaco. J'ai essayé de l'appeler quand il a été démis de ses fonctions. Aujourd'hui, il est encore en période de deuil et j'ai proposé à son agent d'organiser un repas. On va le faire.»

La transition à Arsenal avec Emery : « Je vais dire la vérité, il ne m'a jamais appelé. Je serai fan d'Arsenal jusqu'à la fin de mes jours. Je suis supporter et je veux que ça aille bien. Pour le moment, ça va.»

TheMerse


gunner597

Merci Vince ca doit etre genial de parler foot avec cet homme  :ascfr: :love:

gunners_dz

Arsène Wenger a refusé de venir à Fulham une deuxième fois

Décidément, les choses sont compliquées du côté de Craven Cottage cette saison. Dix-neuvième de Premier League et déjà relégué en Championship, Fulham a vécu une saison calamiteuse avec 25 défaites en 37 rencontres. Cette saison, deux coachs ont fait les frais de ses mauvais résultats. Tout d'abord le Serbe Slaviša Jokanović qui avait permis au club de retourner dans l'élite anglaise. Puis Claudio Ranieri qui a échoué dans sa mission sauvetage. D'après le Daily Mail, le club londonien avait essayé de faire signer un autre coach prestigieux, Arsène Wenger, avant que le Transalpin soit nommé.

Ce dernier avait toutefois refusé poliment cette approche en novembre dernier. Une réaction qui n'a pas refroidi les dirigeants des Lilywhites. Au contraire, le média britannique explique que malgré sa relégation en Championship, Fulham a proposé de nouveau un contrat au technicien alsacien. Ce dernier n'a pas fléchi et conserve la même position. Ainsi, Fulham s'est de nouveau retrouvé dans les cordes même si le club rêve toujours de s'attacher les services du Français. Dans le cas échéant, ce serait le coach intérimaire Scott Parker qui serait confirmé.

Vince

CiterWenger Interview



Il s'est livré aux journalistes sur divers sujets.

Son avenir ..

"Vous me reverrez dans le Football. Est-ce que ce sera comme manager ? Je ne sais pas. Cette année j'ai beaucoup travaillé pour des oeuvres de charité, j'ai fais des conférences - et j'ai apprécié, je dois dire, d'être un peu moins dans la lumière et sous pression. Je suis moins intense, mais j'ai plus de recul sur ce qui se passe. Je vois les erreurs des autres managers, et je n'ai pas à en payer le prix. Au départ, je voulais retrouver un poste de manager tout de suite rentrer à nouveau dans le feu. Ca ne me faisait pas peur, mais une fois qu'on y retourne, il n'y a plus rien d'autre. Donc je me suis dit que peut-être je devais prendre un peu de recul. J'en suis venu à la conclusion que je voulais faire partager ce que j'ai appris dans ma vie, car la vie n'est utile que si, à un moment donné, on partage ce que l'on a appris. De quelle manière ? Est-ce que ce sera en remportant des matchs ou autre ? C'est la décision que je devrais prendre, et elle devra venir très vite.

Le Football reste ma passion, c'est le seule chose que j'ai et je pense m'y connaître un tout petit peu. Je reviendrai bientôt, mais je ne peux pas vous dire encore dans quel rôle. La compétition me manque. Ce n'est pas si difficile [d'en être privé] car dans nos vie on est en compétition contre les autres et en compétition contre soi-même. Personnellement, la plus dure compétition c'était celle contre moi-même. Même maintenant, ce qui m'intéresse c'est cette question basique : quel est mon prochain niveau ? Je pense que je vivrai avec ça tant que je serai sur cette Terre. Ca ne changera pas. Mais j'ai travaillé comme manager pendant 40 ans, on ne peut pas arrêter et dire que ça ne manque pas. C'est normal. Mais quand ça me manque je me concentre sur des choses différentes dans ma vie.

Je lis beaucoup, je fais beaucoup de sports différents, ça m'occupe. Je cours entre 8 et 10km par jour. Je voyage beaucoup. J'ai fais beaucoup d'observation de matchs, je participe à des œuvres de charité, des conférences sur le Football, sur le management, sur la motivation, sur le sens de la vie. Personnellement je ne sais pas ce que ça veut dire ... je suis toujours un peu stressé, mais ce qui est bien c'est que je peux finir les repas intéressant, je ne dois pas partir en plein milieu car j'ai des engagements. J'ai découvert la liberté de temps devant moi, et ça fait du bien."


Arsenal ..

"Arsenal me manque, car j'y ai laissé mon cœur. J'ai donné ma vie pour ce Club pendant 22 ans. Chaque minute de ma vie était dédiée à ce Club, et les valeurs que l'on a développé à l'intérieur du Club me manquent. Je supporte Arsenal, ce sera à jamais mon Club."

Sa Premiere League en or ..

"C'est le rare objet que j'ai gardé, car ça représente bien sûr la saison immaculée."

Son investissement dans PlayMaker ..

C'est un outil, accroché au joueur, plus sophistiqué, pour mesurer les performances des joueurs.

"Dès la saison 1987-88 je travaillais sur l'estimation des performances, avec des amis sur nos ordinateurs. On y travaillait nuit et jour, pour mesurer les performances des joueurs. On était 20 ans en avance sur notre temps. Depuis on a fait de grand progrès dans le jugement des joueurs, on a découvert des joueurs qui n'étaient pas des stars et qui sont devenu de bons joueurs ensuite. Pendant longtemps le Football était isolé de la science. Aujourd'hui la science a pris le dessus. Peut-être parce que les managers sont sous tellement de pression, la science veut prédire la prochaine performance, ou quand reposer un joueur.

J'ai investit dans cette entreprise; ce n'est pas juste pour leur faire de la pub, j'ai mis de mon argent. Pourquoi ? Car je pense que c'est le système le plus précis que j'ai vu, et le moins perturbant. Le système que l'on a jusque là est accroché à la poitrine des joueurs. Je vu beaucoup de joueur le jeter pendant les matchs ou les entrainements car ça les gênait. Je crois que la science peut aider à comprendre le monde autour de nous. Les données objectives nous rendent plus fort quand elles sont bien utilisées. En fait il n'y a plus de triche aux entrainements. Quand je jouais, il y avait toujours des joueurs qui, quand on courrait en forêt, se cachait derrière les arbre et attendaient le prochain tour quand les joueurs reviennent pour les rejoindre. Ce n'est plus possible."




La finale de l'Europa League à Bakou ..

"C'est un peu un cauchemar pour les fans. Pour les joueurs ce n'est pas un problème, ils ont des conditions idéales, ils ont leur jet privé, de très bons sièges, mais le problème c'est pour les fans. Et cette situation avec Mkhitaryan c'est quelque chose qui ne devrait pas exister dans le Football. Ce n'est pas normal que ça arrive en 2019 en Europe, dans des démocraties très sophistiquées - qu'un joueur ne puisse pas jouer pour des raisons politiques."

La ligue des Champion's cette saison ..

"Beaucoup d'équipes qui étaient habituellement les grandes forces dominatrices en Europe ont régressé - le Real Madrid, le Barca, le Bayern Munich, la Juventus. Le PSG avait une bonne opportunité de remporter la compétition, et il y avait beaucoup de grands Clubs avec des joueurs sur le déclin. Ils devront rajeunir leurs équipes, mais les joueurs qui habituellement faisaient la différence sont âgés maintenant. C'est pour ça qu'il y aura cet été un marché des transferts très, très intéressant."