Arsenal Supporter Club France

Arsène Wenger

Démarré par Vince, 12-02-2008, 20:59:36

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Vincent92

"Arsenal me manque, car j'y ai laissé mon cœur. J'ai donné ma vie pour ce Club pendant 22 ans. Chaque minute de ma vie était dédiée à ce Club, et les valeurs que l'on a développé à l'intérieur du Club me manquent. Je supporte Arsenal, ce sera à jamais mon Club."

/Respect

Vince

CiterWenger Interview



Il s'est livré aux journalistes sur divers sujets.

Son avenir ..

"Vous me reverrez dans le Football. Est-ce que ce sera comme manager ? Je ne sais pas. Cette année j'ai beaucoup travaillé pour des oeuvres de charité, j'ai fais des conférences - et j'ai apprécié, je dois dire, d'être un peu moins dans la lumière et sous pression. Je suis moins intense, mais j'ai plus de recul sur ce qui se passe. Je vois les erreurs des autres managers, et je n'ai pas à en payer le prix. Au départ, je voulais retrouver un poste de manager tout de suite rentrer à nouveau dans le feu. Ca ne me faisait pas peur, mais une fois qu'on y retourne, il n'y a plus rien d'autre. Donc je me suis dit que peut-être je devais prendre un peu de recul. J'en suis venu à la conclusion que je voulais faire partager ce que j'ai appris dans ma vie, car la vie n'est utile que si, à un moment donné, on partage ce que l'on a appris. De quelle manière ? Est-ce que ce sera en remportant des matchs ou autre ? C'est la décision que je devrais prendre, et elle devra venir très vite.

Le Football reste ma passion, c'est le seule chose que j'ai et je pense m'y connaître un tout petit peu. Je reviendrai bientôt, mais je ne peux pas vous dire encore dans quel rôle. La compétition me manque. Ce n'est pas si difficile [d'en être privé] car dans nos vie on est en compétition contre les autres et en compétition contre soi-même. Personnellement, la plus dure compétition c'était celle contre moi-même. Même maintenant, ce qui m'intéresse c'est cette question basique : quel est mon prochain niveau ? Je pense que je vivrai avec ça tant que je serai sur cette Terre. Ca ne changera pas. Mais j'ai travaillé comme manager pendant 40 ans, on ne peut pas arrêter et dire que ça ne manque pas. C'est normal. Mais quand ça me manque je me concentre sur des choses différentes dans ma vie.

Je lis beaucoup, je fais beaucoup de sports différents, ça m'occupe. Je cours entre 8 et 10km par jour. Je voyage beaucoup. J'ai fais beaucoup d'observation de matchs, je participe à des œuvres de charité, des conférences sur le Football, sur le management, sur la motivation, sur le sens de la vie. Personnellement je ne sais pas ce que ça veut dire ... je suis toujours un peu stressé, mais ce qui est bien c'est que je peux finir les repas intéressant, je ne dois pas partir en plein milieu car j'ai des engagements. J'ai découvert la liberté de temps devant moi, et ça fait du bien."


Arsenal ..

"Arsenal me manque, car j'y ai laissé mon cœur. J'ai donné ma vie pour ce Club pendant 22 ans. Chaque minute de ma vie était dédiée à ce Club, et les valeurs que l'on a développé à l'intérieur du Club me manquent. Je supporte Arsenal, ce sera à jamais mon Club."

Sa Premiere League en or ..

"C'est le rare objet que j'ai gardé, car ça représente bien sûr la saison immaculée."

Son investissement dans PlayMaker ..

C'est un outil, accroché au joueur, plus sophistiqué, pour mesurer les performances des joueurs.

"Dès la saison 1987-88 je travaillais sur l'estimation des performances, avec des amis sur nos ordinateurs. On y travaillait nuit et jour, pour mesurer les performances des joueurs. On était 20 ans en avance sur notre temps. Depuis on a fait de grand progrès dans le jugement des joueurs, on a découvert des joueurs qui n'étaient pas des stars et qui sont devenu de bons joueurs ensuite. Pendant longtemps le Football était isolé de la science. Aujourd'hui la science a pris le dessus. Peut-être parce que les managers sont sous tellement de pression, la science veut prédire la prochaine performance, ou quand reposer un joueur.

J'ai investit dans cette entreprise; ce n'est pas juste pour leur faire de la pub, j'ai mis de mon argent. Pourquoi ? Car je pense que c'est le système le plus précis que j'ai vu, et le moins perturbant. Le système que l'on a jusque là est accroché à la poitrine des joueurs. Je vu beaucoup de joueur le jeter pendant les matchs ou les entrainements car ça les gênait. Je crois que la science peut aider à comprendre le monde autour de nous. Les données objectives nous rendent plus fort quand elles sont bien utilisées. En fait il n'y a plus de triche aux entrainements. Quand je jouais, il y avait toujours des joueurs qui, quand on courrait en forêt, se cachait derrière les arbre et attendaient le prochain tour quand les joueurs reviennent pour les rejoindre. Ce n'est plus possible."




La finale de l'Europa League à Bakou ..

"C'est un peu un cauchemar pour les fans. Pour les joueurs ce n'est pas un problème, ils ont des conditions idéales, ils ont leur jet privé, de très bons sièges, mais le problème c'est pour les fans. Et cette situation avec Mkhitaryan c'est quelque chose qui ne devrait pas exister dans le Football. Ce n'est pas normal que ça arrive en 2019 en Europe, dans des démocraties très sophistiquées - qu'un joueur ne puisse pas jouer pour des raisons politiques."

La ligue des Champion's cette saison ..

"Beaucoup d'équipes qui étaient habituellement les grandes forces dominatrices en Europe ont régressé - le Real Madrid, le Barca, le Bayern Munich, la Juventus. Le PSG avait une bonne opportunité de remporter la compétition, et il y avait beaucoup de grands Clubs avec des joueurs sur le déclin. Ils devront rajeunir leurs équipes, mais les joueurs qui habituellement faisaient la différence sont âgés maintenant. C'est pour ça qu'il y aura cet été un marché des transferts très, très intéressant."

cafetino

25-05-2019, 21:10:25 #14702 Dernière édition: 25-05-2019, 21:12:59 par cafetino
Arsene Wenger is reported to have been offered a return to football management with high-flying Japanese side Vissel Kobe.

The 69-year-old has been away from the game since leaving Arsenal in the summer of 2018, to be replaced by Unai Emery following a 22-year reign at the helm.

Now Wenger could be set to step back into the dug-out on a short-term basis, and return to a country where he once worked before.
The Frenchman would be in charge of Barcelona legend Andres Iniesta if he takes up the role
"focused and confident"

darren

C'est toujours un plaisir  de  le lire .merci Vince.  :ascfr:
« on réussit dans la vie en faisant bien ce qu'on sait faire. On a pas toutes les qualités, mais il faut exprimer celles qu'on a  »
« Personne n'a assez de talent pour se contenter de vivre avec ce seul talent. Sans travail, vous n'allez nulle part. »
ARSENE WENGER

Floh27

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/cholet-49300/cholet-arsene-wenger-la-rencontre-des-jeunes-dirigeants-6406654

Il sera présent à Cholet ce soir, à 20 min de chez moi, j'ai l'opportunité d'y aller, un rêve de gosse de pouvoir le voir autour d'un débat sur le management  :love:

cafetino

'It is very difficult because I was for so long at the same club... But why not?': Former Arsenal manager Arsene Wenger drops huge hint at Premier League return amid Newcastle links
  • Arsene Wenger has hinted that he could be open to a Premier League return 
  • The former Arsenal boss sat down to speak to France 24 in an interview 
  • The 69-year-old has been linked with the vacant role at Newcastle United  
"focused and confident"

Vince

C'est un copier collé ? Comment ça se fait que c'est écrit si gros ?

cafetino

29-06-2019, 18:03:47 #14707 Dernière édition: 29-06-2019, 18:06:28 par cafetino
Citation de: Vince le 28-06-2019, 00:24:43C'est un copier collé ? Comment ça se fait que c'est écrit si gros ?


'It is very difficult because I was for so long at the same club... But why not?': Former Arsenal manager Arsene Wenger drops huge hint at Premier League return amid Newcastle links
juste un ajustement sur mon ordi  :shrug:
"focused and confident"

DiosBergkamp

Le fait qu'il ouvre la porte à Newcastle, ça veut quand même dire que pas grand monde n'en voulait...

Vince

Publiquement il n'a jamais fermé aucune porte, ça serait manquer de respect à ces Clubs. Mais la vérité c'est que malgré le grand nombre de proposition il les a toutes refusée pour le moment et donc il n'a pas l'air très chaud pour entrainer à nouveau pour le moment.

Vince

CiterWenger Interview



pour Madame Figaro :

Qu'est ce qui fait un bon leader selon vous ?
D'abord avoir confiance en soi. Car vous devez partager votre vision avec les autres. Pour faire avancer une équipe, quel que soit le domaine, je crois qu'il faut des valeurs que l'on énonce et qu'on respecte, un projet clair. Il faut ensuite la force de vouloir partager ce projet, et la force de se faire écouter. Ça, c'est un peu un mystère. Il y a des gens qu'on écoute, et d'autres pas. La capacité d'exprimer clairement ce que l'on ressent est une forme d'intelligence, et la clarté dans le discours très importante quand on mène une organisation. Car ensuite, votre projet doit devenir celui de vos joueurs, ou de vos salariés, vous devez faire en sorte qu'ils le défendent mieux que vous. Il faut aussi créer une culture d'équipe, avec des gens qui viennent de milieux divers. Il m'est arrivé d'avoir une équipe avec onze joueurs de pays différents ! L'entraîneur, c'est un guide, incroyablement résistant au stress, et capable de nager contre le courant. Un bon leader est aussi un réducteur de temps de crise.

Vous accordez votre confiance vite. Comme un préalable à la relation. Pourquoi ?
D'abord parce que si l'on voit des ennemis partout on court au désastre. J'ai foi en l'humain, on n'entraîne pas des équipes sans ça.

Comment nourrit-on ensuite la confiance au sein d'une équipe ?
La vie quotidienne nous fait très vite oublier nos propres qualités, car beaucoup se chargent de vous renvoyer à vos défauts, de vous rappeler tout ce que vous n'avez pas fait ! Donc le bon entraîneur, le leader juste, rappelle souvent à chacun qu'il est là parce qu'il a des qualités. Il doit permettre à chacun de rencontrer ses besoins : c'est la condition de l'épanouissement individuel au sein d'une structure collective. Et puis il y a des éléments à part. Comme, en équipe de France (masculine), N'golo Kanté. Laissez-moi préciser une chose : quand il ne joue pas, l'équipe de France a 50% de chances de gagner. Quand il joue ça monte à 75%. Pourquoi ? Car il accepte de secourir les autres. Il met de la «colle» entre les gens, et alors son comportement généreux devient contagieux. On peut se dire : si lui le fait, je le fais aussi. Une personnalité comme ça, c'est une pièce maîtresse dans un collectif.

Vous aimez «transformer une idée en pratique». Autrement dit, faire avec le réel ?
Quand vous êtes entraîneur, vous passez le bac tous les 3 jours. Vous devez vous remettre en question en permanence, car vous ne pouvez pas échapper à la réalité. C'est une école de rigueur naturelle. Mais partout, les obstacles, c'est la vie même. Aujourd'hui, quand on élève des enfants, on voudrait leur éviter les obstacles. On devrait leur enseigner à les franchir : ils en rencontreront sans cesse.

Vous avez souvent évoqué le «chaos du vestiaire». Vous, qu'on voit toujours concentré, pondéré, on vous imagine mal lâcher l'armure, encore moins exploser au milieu d'un groupe...
Je suis hyper passionné. J'ai un tempérament qui peut être assez explosif, si je ne me maîtrise pas. J'ai été le plus jeune entraîneur de France, et je me souviens d'énormes colères après des défaites, sans sortir de chez moi pendant trois jours. Vous n'imaginez pas la souffrance de la défaite. J'ai appris à me contrôler. Appris que pour gérer des personnalités fortes, il faut du respect et de l'empathie. Souvent les gens les plus forts sont aussi les plus exigeants avec eux-mêmes. Et quand ils ne contrôlent pas la situation ils peuvent devenir agressifs. Il faut communiquer, accepter le face-à-face. Un groupe qui vit bien est un groupe qui communique bien. Même s'il y a des nœuds, voire des haines.

Vous avez grandi à la frontière entre la France et l'Allemagne. Quelle influence cela a-t-il eu sur vous ?
J'ai grandi dans un village alsacien (Duttlenheim, NDLR) et je n'avais qu'une idée : le quitter. J'ai toujours eu envie d'international. Finalement, j'ai passé ma vie à franchir des frontières. À les abattre. J'aime le sport car il récompense le mérite, et une attitude. D'où qu'on vienne. Tu as beau être fils du président de la République, si tu n'es pas bon tu ne joues pas au Paris-Saint-Germain. Si tu es de n'importe où, et bon, tu joues.

Vous, Arsène Wenger, qu'est-ce qui vous rend meilleur ?
Entraîner une équipe, un groupe, c'est toujours s'adapter en permanence, avec cette question assez simple en tête : «what is my next level ?». Où est le niveau suivant, et comment je fais progresser mon groupe ? Je crois à la nécessité de ne pas être immobile. Je vis encore aujourd'hui avec l'espoir que demain j'en saurai plus, et que je serai meilleur. Est-ce pour moi un moyen d'échapper à la banalité ou à l'ennui d'une vie morose que le quotidien nous propose ? Pas impossible ! Mais c'est ma façon d'avancer. J'aime cette phrase que j'ai lue un jour : «L'âme devient ce qu'elle regarde ». Le boulot d'un leader c'est aussi d'ôter le négatif de la tête des gens. Regardons nos qualités plus que nos défauts.