Arsenal Supporter Club France

Tony Adams

Démarré par Vince, 26-04-2008, 02:22:38

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Nono

C'est catastrophique ses expériences en tant qu'entraineur, non ?
Dur de lui filer une bonne équipe.

Tifo

Très dur de lui donner même. On est sur un départ à Wycombe au bout d'un an, pareil à Portsmouth après le départ de Redknapp (pas tellement de sa faute pour le coup), puis un peu d'Azerbaidjan, et à Grenade où il ne gagne pas un des 7 matchs de fin de saison...

Vince

30-09-2020, 19:05:51 #452 Dernière édition: 30-09-2020, 19:16:14 par Vince
Citation de: undefinedLes premiers jours d'Arsène Wenger par Tony Adams



J'étais sobre depuis 6 semaines quand Arsène Wenger est arrivé à Arsenal. Le plus dur était fait, j'avais touché le fond au point où je n'avais plus le gout à vivre, je souffrais trop, mais je ne savais pas comment me tuer. C'était le purgatoire, horrible, et je ne veux plus connaitre ça. Puis il m'est arrivé un moment spirituel, appelez comme vous voulez, un moment de clarté, "je ne peux plus subir ça" et j'ai lâché prise. On avait repris l'entrainement depuis 4 semaines mais le Club n'arrivait plus à me joindre, j'étais tout le temps dans des bars ou des boites, j'ai laissé tombé Bruce Rioch [l'ancien entraineur d'Arsenal]. Le physio cherchait à me joindre mais je n'étais pas là. Donc après avoir touché le fond, j'ai fais mon retour à l'entrainement pour voir si je n'étais pas encore viré. On est 6 semaines avant l'arrivée d'Arsène.

J'avais un journal intime que j'actualisais chaque jour, j'allais aux réunions des Alcooliques Anonymes. On était dans une période sans manager à l'époque, mas j'ai dit à Pat Rice [entraineur par interim] "je dois régler mes problèmes personnels". J'ai arrêté l'alcool, et j'ai retrouvé de l'estime de soi, de la fierté. Il a été super : "Fais ce que t'as à faire Captain". Donc je ne jouais plus beaucoup au Football, c'était surtout du travail de récupération, et beaucoup de réunions. Puis j'ai reçu un appel du Chairman, alors que j'étais au volant de ma Range Rover vers Wandsworth. "Hello Tony, c'est Peter Hill-Wood. Apparemment ça chie dans le ventilo à Arsenal. T'inquiète pas. Un bonhomme arrive. Rallie les troupes. Je suis aux USA actuellement, mais de retour bientôt. On se voit dans la salle du Board lundi."

Le lundi matin je l'ai vu, et on a eu une bonne conversation. Je lui ai dit "Ecoute, j'ai eu Alex Ferguson au téléphone. J'ai retrouvé un peu de fierté. J'ai arrêté l'alcool. On a pas gagné de titre depuis 5 ans - peut-être que je vais aller à Man U". Je voulais savoir si Arsenal avait de l'ambition, donc j'ai demandé au Chairman. Il me répond "Danny Fiszman - super mec - arrive dans le Board, Tony. Il investit beaucoup d'argent dans le Club. On va tripler ton salaire, on va jouer le titre. David Platt arrive, et Dennis Bergkamp aussi, on va mettre de l'argent dans l'équipe pour l'améliorer. Je sais que t'es très inquiet du contrat de Bouldy [Boud] et Dicko [Dixon]. On va leur donner de l'argent. On a un bon français, un ami de David Dein, qui arrive. Super mec, il entraine au Japon."

Mentalement, je n'ai pas été présent pour aider Bruce Rioch, et je me suis excusé depuis, mais le Club avait pris la bonne décision avec George Graham par le passé. Donc je faisais confiance à Peter Hill-Wood, et je faisais confiance à l'organisation d'Arsenal à l'époque. Puis Arsène est arrivé, et tout de suite on est partit du mauvais pied. Pat Rice avait fait du très bon boulot comme entraineur par intérim, on était 4ème, on pouvait encore jouer le titre. Alors Arsène arrive comme une fleure lors du match contre le Borussia Monchengladbach en Coupe de l'UEFA et demande à Pat de me sortir de la défense à 3, pour utiliser une défense à 4. On a perdu le match, et on l'a plus revu. Dans le vestiaire après le match j'ai dit "Pat, c'était quoi ça ? C'était peut-être ma seule opportunité de remporter cette compétition et il nous élimine". J'étais livide.

Lors de son premier jour en charge, j'étais prêt à me battre. Mais vous connaissez Arsène, tellement charmant - merveilleux, spirituel - et il n'aimait pas les confrontations. "Tony, t'es très athlétique. Très grand. D'ailleurs t'es bien plus costaud et grand que j'imaginais." Et moi j'adore dès qu'on me flatte. J'étais tellement obsédé par ma personne. George disait toujours : "On va essayer de te mettre en valeur Tony. Comment on peut faire ça ? On va demander aux autres de faire le travail pour toi. Te protéger; te mettre en valeur, pour que t'ai le moins possible à faire." "Ok George". Avec Arsène, on s'est assis pour discuter, il me demdande "T'en penses quoi?". "On joue depuis un moment en défense à 3 - peut-être que ce n'est pas le moment de changer. Tout mes trophées, on les a remporté avec une défense à 4 - donc il faudra revenir à ça à un moment donné, mais on est 4ème en ce moment, on a beaucoup de défenseurs au Club, donc on devrait faire comme ça." Il me répond : "Je suis d'accord, on va faire comme ça."

Dans les faits, il laisse les joueurs décider par eux-même. C'était son style de management. "Allez jouer - faîtes vos trucs". On avait une certaine manière de fonctionner - un comportement, des exigences au Club, la ponctualité, le respect. David Rocastle disait "Souviens toi qui tu es, ce que tu es et qui tu représente". Donc quand Dennis et David Platt sont arrivé - deux grands joueurs - on a été très clair sur ce qu'ils devaient respecter. Sylvain Wiltord pareil. Il avait l'habitude de s'envoler en EasyJet tout les lundi matin. "Ca ne va pas marcher si tu continues comme ça" on lui a dit - mais Arsène nous laissait faire. On s'occupait de maintenir certaines valeurs et ADN dans le vestiaire, et je pense que Wenger a remarqué et s'est dit "Super, continuez comme ça". Il n'a pas interféré. Il a tout de suite été séduit par l'ADN Arsenal, et il y a ajouté sa propre idéologie psychologique. On avait des principes et j'essayais toujours de les faire partager.

En terme de biomécanique, physiquement, il m'a aidé à être dans la meilleure forme de toute ma carrière. "Tony, mon conseil c'est que tu te concentres sur tes forces". Le catalyseur de tout ça ce sont les finances, après ça les grands joueurs sont arrivés. Car on avait les moyens, et on a acheté de grands joueurs. Sinon le marché français était méconnu à cette époque, on a signé les meilleurs joueurs de France. Le Back4 était déjà là, comme le gardien. On avait ces supers nouveaux joueurs - et ce jeu dépend des joueurs. Quand t'ajoute cette alchimie avec le Back4 déjà en place ... en 1998, je pense qu'on aurait pu tout gagner. On aurait pu faire encore mieux que gagner le doublé. On a aussi perdu la finale de la Coupe UEFA en 2000 et la FA Cup en 2001. Ce groupe aurait pu réussir encore plus.

Emmanuel Petit, Patrick Vieira et Marc Overmars sont arrivé. Ajouté à Ray Parlour, plus tard Robert Pires et Freddie Ljungberg, et Gilberto et Edu. Tellement de grands joueurs sont arrivés, mais on avait toujours le sentiment qu'on pourrait faire encore mieux. On leur a toujours enseigné les valeurs d'Arsenal. Bouldy avait l'habitude de donner des coups à Dennis à l'entrainement, je pense qu'on lui a appris à se défendre. Il était tellement bon techniquement, mais parfois ces joueurs là n'ont pas appris à se défendre. A cette époque c'était toujours physique le Football - et je trouvais beaucoup de similitudes entre Dennis et Kenny Daglish.

La philosophie d'Arsène à propos des finances - aucun joueur n'est plus grand que le Club - c'est quelque chose que j'admirais chez lui. Avec Anelka par exemple, il s'est appuyé sur la philosophie du Club. "Si tu veux me faire chanter, moi ou le Club, tu peux t'en aller." Je suppose qu'il a eu la chance de trouver Thierry Henry ensuite - Arsène le dirait lui-même - mais c'est un principe important pour lui. Collectivement, on a reculé un petit peu, car avec la vitesse d'Anelka puis Thierry - on avait besoin d'espace dans le dos des adversaires. Si on attaquait et pressait haut, on ne jouait plus sur les forces de nos joueurs stars, donc on a reculé de 10 mètres. Arsène voulait qu'on récupère le ballon à travers la défense et le milieu axial, pour ensuite contre attaquer. Donc on laissait le ballon à l'adversaire, on le récupérait au milieu, puis on lançait Anelka et Marc Overmars en profondeur. Les adversaires dégageaient loin le ballon, car on était tellement fort pour le récupérer.

En 1997/98, Man Utd était l'équipe qui monte en puissance. Liverpool était devenu une équipe de coupe, mais sans substance ou endurance en championnat, donc United était notre rival. Une des très bonnes choses qu'Arsène ait fait cette saison, c'était en Décembre 1997. On perd à domicile contre Blackburn, et il y avait une remise en question totale. Je n'étais pas en bonne condition physique, mais je prenais des injections sur ma blessure et je jouais. Arsène m'a dit : "Non, va plutôt dans le sud de la France. Une semaine de repos, une semaine de rééducation, une semaine d'entrainement. Si tu ne reviens pas à 100% prêt, je ne te veux pas là." C'était révolutionnaire, car je me disais "je dois jouer", j'étais égoïste. J'y suis allé, et je suis revenu dans la meilleure forme de ma vie, et j'ai explosé, j'étais invincible. Je n'avais pas à entrainer l'équipe avec moi, car ils étaient tous de supers joueurs, mais quand on voit son capitaine en feu, c'est incroyable.

Je me sentais invincibles car pour le première fois de ma vie j'étais à l'aise sur le terrain, et je savais que je n'avais plus besoin du Football pour être heureux. C'était un tel soulagement - je savais que je pourrais survivre sans. C'était une telle drogue pour moi - ma drogue préférée. Pouvoir enfin rentrer sur le terrain libre - mentalement, émotionnellement - et prendre du plaisir à jouer au Football physiquement au plus haut niveau ... je me sentais si bien, je ne faisais même plus attention à l'adversaire. Ce match à Old Trafford en Mars c'était monumental. Chaque fois qu'on allait gagner là-bas, ça voulait dire qu'on remporterait le titre. On a fait pareil en 2002. Non seulement on allait dans ce genre de stade, mais on les dominait dans le jeu. On était prêt à défendre sur les centre de Beckham côté droit. On récupérait tout les ballons - on dominait notre surface, on bougeait les lignes, on réduisait les distances entre nous et le milieu, on le laissait centrer et on dégageait le ballon. Il a même terminé dans l'axe du milieu pour avoir une influence, sans succès. On était superbe équipe de contre, et Marc Overmars - qui était totalement dans l'ombre de Dennis - nous donne le but de la victoire. On est passé de 12 points derrière eux à champions à 2 matchs de la fin.

Enfin le match contre Everton, il résume les 5 mois du nouveau Tony Adams. J'étais clean depuis 20 mois, je jouais mon meilleur Football, j'étais dans la forme physique de ma vie. Mentalement et émotionnellement j'étais dans la meilleure phase. Je redécouvrais mes émotions, j'étais de nouveau dans le monde des vivants, je ne vivais plus à l'instinct. J'avais une belle vie. De bonnes relations avec les gens en dehors du Football. Le travail allait bien, les finances aussi, la santé aussi. C'était juste une explosion. Un moment merveilleux de ma vie. On menait 3-0, je me retrouve à monter, je contrôle le ballon de Bouldy de la poitrine et je marque du pied gauche. J'avais 31 ans, au sommet de ma carrière, marquer un but comme celui-là ... c'était orgasmique, et spirituel.

Je me rappelle quand Ferguson criait de la touche "poussez le a jouer sur son pied gauche, il sait pas se servir de son pied gauche !" Je lui ai rappelé depuis mon but contre Everton. Je n'étais qu'un rouage dans la machine, mais c'était tellement bon - incroyable - de pouvoir soulever ce trophée en tant que capitaine. Pour un professionnel, remporter un trophée sur 38 matchs - ça montre qu'on a répondu présent chaque semaine. Tu es le meilleur défenseur central, de la meilleure équipe du championnat. Voilà pourquoi j'ai prolongé à Arsenal. Et voilà pourquoi ils m'ont prolongé, donc c'était incroyable.

Lors de la finale de FA Cup contre Newcastle, Martin Keown tombe et donne à Alan Shearer une occasion mais il frappe le poteau. En dehors de ça c'était une promenade dans le parc. Sans manquer de respect à Newcastle, mais on était confiant, on était d'un autre niveau. On jouait des triangles autour de leurs attaquants, ce qui n'était pas habituel à cette époque. On permutait, je jouais milieu parfois, et Manu Petit prenait ma place. Même de nos jours, les permutations concernent plus les attaquants et les ailiers, mais je savais que dès que je montais, Manu reculerait. Ces 6 dernières années de ma carrière, à jouer librement - physiquement, mentalement, émotionnellement - ont été fantastiques.

(CoachesVoice)

jones79

C'est tiré de son livre Addicted?

Vince


jones79


gunner4life

Excellent à lire
Et oui l Arsenal des invincibles et d avant était une équipe de contre avec une base défensive solide

Vince

CiterTony Adams - Comment Arsenal a manqué la signature de Bellingham

"Je pense que ce dossier s'est perdu pendant la transition pendant le départ du responsable du recrutement [Steve Morrow]. Il avait été repéré très tôt, pas par moi, par la cellule de recrutement d'Arsenal. Le responsable du recrutement était absolument sous le charme avec son potentiel. Le deal était plus ou moins bouclé, mais c'est au moment où le nouveau Directeur Sportif est arrivé du Brésil, il n'avait aucune expérience de l'Europe ou du Royaume Unis. Je pense que ça s'est perdu dans la transition, Edu ne devait même pas savoir qui c'était.

C'est malheureux car le responsable du recrutement avait ce deal quasiment bouclé - on a manqué cette opportunité malheureusement. C'est le genre de joueur qu'Arsenal doit signer, si ils veulent progresser. C'est le genre de joueur sur lesquels investir sur le long terme, faut les faire venir à Arsenal, et construire une équipe phénoménale. C'est un grand talent, malheureusement il n'a pas rejoint le bon Club."


Malheureusement pour Arsenal, mais Jude Bellingham a signé depuis à Dortmund (où il est devenu le plus jeune buteur de l'histoire de Dortmdund). A 17 ans il a été appelé en sélection A de l'Angleterre.

Gunmed

Merci Edu, il s'est rattrapé en signant Willian :bang:

Vince

Mr Arsenal :respect:


gunner4life

Un vrai guerrier celui là

Vince


Vince


Vince


Vince


Vince

Citation de: undefinedTony Adams Interview



Dans le Times, il fait la promotion de son spectacle "Sober not Sombre" dans lequel il raconte sa carrière, "50% sur les problème mentaux, 50% sur le Football, ça sera marrant". De son enfance, où il souffrait de crises de panique, souffre douleur à l'école, puis lorsqu'il tombe dans la boisson, la prison, la dépression. En seconde partie de spectacle l'audience peut lui poser des questions sur le Football. "Je devrais à peine être rentable, mais si il y a un peu de profit je le verserais à mon œuvre de charité [la clinique Sporting Chance, qui soigne les sportifs des addictions et autre problèmes mentaux], donc je fais pas ça pour l'argent mais pour exprimer des messages."

Les nouvelles addictions en Premier League ..

On a plus de joueurs accroc aux jeux que d'alcooliques de nos jours. La drogue de choix pour les joueurs de Premier League ce sont les paris. Même si il y a aussi le porno et les jeux vidéos [qui servent d'exutoire aux jeunes sportifs avec des personnalités addictives].

Le manque de moyen du système médical britannique ..

La NHS a 347000 mineurs qui sont sur liste d'attente pour obtenir un rendez-vous pour des problèmes de santé mental. Il n'y a que 17000 Psychologues certifiés. Et la liste d'attente ne fait que grandir, et le truc avec la santé mental c'est que si vous avez besoin d'une séance, vous en avez vraiment besoin - et maintenant, pas dans 6 mois. Dans 6 mois le jeune peut être déjà mort. Il y a 18 personne par jour qui se suicide et ce sont les mêmes chiffres depuis 50 ans - ensuite il y a 7.5 millions d'adultes sous antidépresseurs, car tout les hôpitaux n'ont pas de personnes pour soigner les problèmes de santé mental, et souvent ce sont des séances de 15 minutes, donc la facilité c'est juste de donner une pilule. Leurs campagnes sur la santé mental c'est juste du bruit et ça me rend dingue. Il faut plus de praticiens, de thérapeutes, de conseillers.

Le meilleur joueur avec qui il a joué ?

Emmanuel Petit. Il pouvait jouer n'importe où, on l'appelait "le cheval", et son but en finale de Coupe du Monde 1998 le symbolise bien. Manu pouvait jouer arrière gauche, défenseur central, milieu de terrain, il pouvait même jouer 10. Le gars était incroyable, si on faisait un 5v5 on le voulait dans notre équipe, il me rendait bon.

Sir Alex Ferguson ou Arsène Wenger ?

C'est très intéressant. Alex était solide, avec son système de jeu, il a construit 3 grandes équipes, il a eu de très bons assistants - Steve McClaren, Carlos Queiroz, qui étaient les Pep et Klopp de leur temps. Et Alex était Manager plus comme un Director of Football, il supervisait tout. Arsène simplifiait tout, ses discours étaient court, on travaillait offensivement, défensivement, les coup de pied arrêtés. Et comme on avait de grands joueurs - tout dépend toujours des joueurs.

Quand je dis ça les gens me disent "Qu'est-ce que tu raconte Tony?" mais c'est vrai. George Graham, d'une certaine manière, était très offensif comme entraineur. Avec lui c'était le pressing total. J'étais au niveau de la ligne médiane, très haut, et nos deux attaquants étaient les premier à presser, je hurlais de derrière "press, press, press !". Quand Arsène est arrivé lors de la première pré-saison en Ecosse, il me dit "Ecoute Tone, je veux que tu recule un peu. On va jouer le contre, on a des attaquants très rapides, Marc Overmars, Nicolas Anelka - on a un relais avec Dennis et des joueurs qui peuvent porter le ballon sur de longues distances comme Ray Parlour, Manu et Patrick. On s'entrainait à récupérer le ballon dans nos 30 derniers mètres ou au milieu et contrattaquer. Donc d'une certaine manière on était plutôt défensif avec Arsène et plutôt offensif avec George.

[Selon lui l'équipe de 2001-02 est meilleur que ne l'était celle de 2003-04, mais celle de 1990-91 est la meilleure de toute] On a perdu qu'un match cette saison là, et j'étais en prison. Moi je dis aux gens, "j'étais un Invincible en 1991 !". Cette équipe était incroyable.

Anecdote en Suisse, alors que Wenger supprime la règle du hors jeu des oppositions ..

Lors d'un camp d'entrainement en Suisse je me suis barré. J'ai dit "Non, c'est pas pour moi". J'étais tellement en colère. Je récupérais tout juste [de ses problèmes d'alcool] et je n'avais pas l'alcool pour supprimer mes sentiments. Pourquoi j'étais fou ? Parce que j'avais l'air ridicule, et j'aime pas avoir l'air ridicule. C'était super pour les attaquants, ils étaient partout en train de marquer, ça a fait 10-10. Mais c'est pas mon truc. Moi j'aime garder un clean sheet, j'aime mettre l'attaquant hors jeu. Je veux pas les voir derrière moi marquer des buts, on se croirait à la cour d'école.

Steve Rowley ..

C'était en 1979, il venait à peine de travailler pour le Club. Il m'invite à l'entrainement alors que j'avais 13 ans, un jeudi soir à Hihbury, donc mon père m'emmène, on va dans le Marble Hall. Tommy Coleman, coach de l'équipe de jeune, me demande qui m'a invité à venir. "Je sais pas, Steve Rowley". Mon père me dit qu'on va rentrer, alors qu'on sortait Tommy nous rappelle "vous êtes venu jusqu'ici de Dagenham, autant qu'il s'entraine ...". J'ai été tout proche de ne jamais jouer pour Arsenal. Et puis Steve est resté 35 ans au Club, construit le meilleur réseau de recrutement de la planète. A l'époque des agents et du recrutement technique, Steve était le meilleur dans l'analyse des matchs, des négociation face à face avec la famille du joueur. Il envoyait des fleurs à ma mère tout les jours, il venait manger à la maison le dimanche.

[Et jusqu'à récemment, Rowling venait encore manger de temps en temps le dimanche avec Tony, sa femme et ses enfants] On parle de ma statue, mais Steve en mériterait une aussi. Il était Arsenal à 100%, l'ADN.

TheMerse

Capt'ain marvel  :strong:  :ascfr:

Vince

Tony Adams participe à Danse avec les Stars en Angleterre, et avec ce genre de moves il a des chances de gagner !  :respect:


Vince


 :ascfr:

darren

Il prends bien son affaire au sérieux  :lmao:

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« on réussit dans la vie en faisant bien ce qu'on sait faire. On a pas toutes les qualités, mais il faut exprimer celles qu'on a  »
« Personne n'a assez de talent pour se contenter de vivre avec ce seul talent. Sans travail, vous n'allez nulle part. »
ARSENE WENGER

Vince

Si après ça il ne gagne pas !