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2 - Hector Bellerin

Démarré par Vince, 27-05-2011, 21:13:35

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Vince

CiterBellerin | In My Own Words



Je suis un très, très différent Hector maintenant, c'est certain. Être absent des terrains 337 jours, c'est long. Ca semble pire quand on y pense comme ça, mais c'est un processus que je vois plus positif que négatif. Quand on entend les gens qui racontent leur blessure aux croisés du genou, leur 9 mois d'absence, on se dit que c'est grave, que ce doit être très dur mentalement, qu'il faut l'aider. Bien sûr les premiers mois étaient difficiles, il y a eu des moments difficiles à passer. Regarder les gars jouer était un vrai challenge pour moi, et il y a des jours où mon genou ne guérissait pas comme prévu. Comme dans chaque processus, il y a des hauts et des bas, mais ça m'a permit d'aimer encore plus le Football. Ca m'a fait réaliser la chance que j'ai d'être dans cette position, d'approcher l'opportunité de jouer et m'entrainer différemment, d'y prendre plus de plaisir.

Depuis que je suis en équipe première, j'ai joué quasiment tout les matchs. J'ai connu des saisons où j'ai joué 48 matchs, ça veut dire samedi, mardi, vendredi, mercredi .. non-stop. On a de bons matchs, de mauvais matchs, mais on a jamais vraiment le temps d'y penser ou de savourer les victoires. Même quand on marque un but, on a pas vraiment le temps de célébrer. J'en ai pas marqué beaucoup, donc pour moi c'était de grands moments ! Mais on sait que dans 3 jours il y a un autre match, donc chaque succès, personnel ou collectif, devient très dur à apprécier car on pense toujours au prochain match, puis le suivant et le suivant. Ensuite vient la trêve estivale, et la dernière chose que l'on veut c'est penser Football, car on y a pensé pendant 11 mois. Pendant cette absence, ça m'a permit pour la première fois de réfléchir sur ma carrière, en tant que Footballeur de 24 ans.

J'ai réalisé que j'avais joué presque 200 matchs pour Arsenal, gagné 4 trophées, pas mal de succès. Ca m'a fait réalisé le chemin parcouru depuis mon premier match contre West Brom en Coupe de la Ligue, comment j'ai évolué. Ca m'a permit de m'apprécier plus, ce qui est très important pour moi. Ca m'a permit d'apprécier la chance que j'ai de pouvoir me lever chaque matin pour jouer ce sport que j'aime, dans un Club que j'aime, entouré de gens qui veulent me faire progresser chaque jour. Parfois il faut un coup dur pour réaliser la belle vie que l'on a. Pour moi, ça a vraiment affecté beaucoup de choses. Le Football c'est ma vie, et soudainement on en est privé pendant au moins 9 mois, ça permet de prendre du recul, et mieux apprécier des choses auparavant banales.

J'ai pu pour la première fois passer plus de 2 semaines dans ma ville natale. J'y suis resté plus d'un mois, pendant ma rééducation, j'ai pu apprécier les choses que je faisais avant, que je ne peux plus faire. J'ai pu profiter de ma famille car ils m'ont aidé dans ce processus, mes amis en Espagne, que je ne côtoyais plus depuis que j'ai 16 ans. Il y a aussi beaucoup de hobbies que j'ai laissé de côté. Comme le dessin, et j'ai pu m'y remettre. Je me suis remis à la photographie, c'était quelque chose que j'adorais, j'ai pu explorer ça un peu plus. J'ai eu l'occasion d'étudier un peu, lire des livres que je n'avais pas le temps de lire. Tout ces petits plaisirs que je n'avais pas le temps de faire, j'ai pu approfondir et réaliser que si je prends du plaisir à les faire, je pourrais toujours trouver du temps pour continuer. Je pratique maintenant des choses que, si je n'avais pas connu ma blessure, je n'aurais jamais fait. Ca me donne beaucoup de joie dans ma vie, et me rend heureux de manière différente, de pouvoir apprécier d'autres choses.



Je suis quelqu'un qui, depuis très jeune, s'est toujours inquiété de l'après-Football. On se dit qu'il reste 15 ans pour y réfléchir, mais je pense que c'est mieux d'essayer dès maintenant, d'apprendre ce qu'on aime. Certains ont déjà en tête de devenir coach par exemple. Ils en sont convaincu pendant leur carrière de joueur. Pour moi c'est compliqué, depuis que j'ai 20,21 ans, j'ai essayé de nouvelles choses qui m'apportent du plaisir, et où je peux faire carrière plus tard. Peut-être que certains joueurs se disent "je veux juste continuer de gagner de l'argent pour ne pas avoir à travailler", mais je ne suis pas ce genre de personne. Ce n'est pas une chose en particulier, ce sont de nouvelles choses que je pourrais utiliser dans ma carrière professionnelle ou comme hobbies à l'avenir, qui me rendent heureux. Être blessé m'a ouvert des fenêtres à explorer un peu plus, trouver ce que j'aime en dehors du Football. Être absent 9 mois ça vous fait réfléchir à la retraite car on se retrouve un peu dans ces conditions.

Je suis aussi reconnaissant de l'aide des gars autour de moi pendant ma rééducation. Rob Holding a été mon premier soutient. Il s'est blessé deux mois avant moi, donc tout ce qu'il a connu, j'ai pu le vivre ensuite deux mois plus tard. Il a été celui qui m'a contacté le premier, celui qui m'a donné des conseils dès le début. Il a connu une très bonne rééducation, il a atteint tout les objectifs quand il le fallait. Il a même été plus loin que nécessaire, donc c'était pour moi une inspiration, et ça me rendait confiant. Ca m'a donné un but, un objectif à atteindre. Aussi on a une superbe relation sur comme en dehors des terrains, donc ça m'a beaucoup aidé. Il y avait aussi Kieran et Dinos. Ils ont été mes companions quand on a débuté le travail en extérieur. Ma relation avec Kieran a été très bonne dès le début. On sait tout les deux ce qui est attendu en tant que latéraux, donc on blaguait ensemble, ça nous a fait un point commun.

Kieran a été très bon dès le début, c'est aussi quelqu'un qui m'a poussé à me dépasser. Il dépassait mes temps en terme de vitesse, je me disais que c'est pas possible, je dois faire mieux. Je pense que c'est bien de pouvoir construire une relation sur les bases du travail et du professionnalisme. Chaque jour je me disais que j'avais hâte de m'entrainer et courir plus vite que lui. Je ne vais pas mentir, le matin parfois j'étais fatigué et avec des courbatures. Il y avait des matins où je n'arrivais pas à enchaîner deux bonnes passes, d'autres matins où c'était incroyable. Souvent on se disait "Pourquoi on fait ça ? C'est super dur, et on fait la même chose chaque jour, c'est un peu chiant, courir, aller à la gym, suivre ces programmes très durs à compléter 6-7h par jour. Mais ensuite on apprécie l'aide que l'on a eu pour y arriver.



Rob et moi on fait toujours du yoga ensemble au Club, on fait partie d'un groupe aussi en dehors du Football. C'est quelqu'un qui est aimé par tout le monde dans le Club. C'est une grande personnalité, quelqu'un qui aime travailler, c'était une inspiration. Il ne me l'a pas dit, mais après ma blessure contre Chelsea, quelqu'un m'a dit "Quand Rob t'as vu te blesser, il s'est mis à pleurer". J'ai trouvé ça dingue. A l'époque, je savais la gravité de ma blessure, mais je préférais pas m'apitoyer sur mon sort. Une demi heure plus tard, beaucoup de monde était triste pour moi, mais je ne voulais pas entendre ça car je savais que c'était grave. Je me concentrais sur ces 9 mois. Mais ensuite, je me suis fait opéré, puis il y a eu les premiers jours de rééducation, donc je pense que Rob a ressentit à quel point ce serait dur pour moi, ayant connu ça. Ses émotions montrent que l'on est une famille, que les malheurs d'un coéquipier peuvent vous toucher.

Rob est quelqu'un de super, qui n'a pas peur de montrer ses émotions, et ça m'a permit de mieux l'apprécier. C'est super de partager le vestiaire avec quelqu'un avec qui j'ai une si bonne relation et autant de respect - et le fait d'avoir pu faire notre retour ensemble ça a été encore plus spécial. C'était un match très émouvant pour pleins de raisons. Avant ce match c'était Aston Villa, et j'avais ce match en tête car mon premier but est arrivé contre eux, c'est aussi ma première FA Cup, donc je trouvais que c'était un bon signe. Finalement les coachs ont décidé que j'avais besoin de récupérer après mon dernier match avec les U23. J'étais un peu déçu, mais faire mon retour en coupe m'a rendu très heureux. Rien que le fait d'être à l'hotel avec les joueurs, même si on ne joue pas, mais être présent lors des réunions, du repas, ça change. On retrouve son quotidien.

Et dans ce match on joue très bien, Rob est capitaine, il marque sur son premier ballon, j'étais fou ! Je m'en foutais de ne pas rentrer, j'étais tellement heureux pour lui. Mais ensuite le coach m'a appelé, et sur mon 3ème ballon j'ai fait un assist. On a marqué un autre but, puis je me suis dit que c'était le match rêvé. Après le match j'en discutais avec Rob, et il me disait "Mec, ça ne pouvait pas être mieux, c'était le match parfait pour tout le monde". Ce n'était pas qu'individuel, c'était une performance incroyable pour toute l'équipe. Rob a marqué, j'ai fais une passe décisive, Gabi a marqué ... c'était incroyable. Donc c'est un super souvenir, je n'oublierai pas ce match.

Depuis j'ai eu la chance d'être capitaine quelques fois aussi. Depuis jeune à Barcelone, j'ai toujours été un des trois capitaines dans les équipes. C'est un rôle dont j'ai l'habitude. Evidemment ce n'est pas pareil quand on a 14 ou 15 ans et maintenant, la responsabilité est totalement différente, mais c'est quelque chose qui m'a toujours plu. J'apprécie les responsabilités. On en a parlé avec le coach depuis quelques mois, il m'a dit que je pourrais être un de ces joueurs qui pourrait représenter l'équipe. J'étais très content car je suis quelqu'un qui est à Arsenal pour le long terme et je sais comment le Club fonctionne. Les gens ne me voient peut-être pas comme un aboyeur sur le terrain, où l'idée qu'ils se font d'un capitaine, mais il y a pleins de manière différente d'aborder ce rôle.

Tout le monde dans l'équipe se respecte, on a pleins de leaders qui n'ont pas besoin de porter le brassard pour avoir un impact sur les autres. Après avoir connu tellement de capitaines et de personnalités pendant ma carrière ici, on peut s'inspirer de chacun. Ma carrière à Arsenal a vraiment été utile, et que je devienne capitaine ou pas, je serais toujours quelqu'un prêt à aider et prendre la parole dans l'intérêt du groupe. Je n'ai pas peur de ces choses, j'en suis très fier. Je suis très honoré de faire partie des leaders, et c'est quelque chose que l'équipe a besoin. J'ai été très content d'avoir été approché, et des votes que j'ai reçu de mes coéquipiers. Ca montre que mes coéquipiers me font confiance pour ce job, et je suis content de le faire quand je le devrais. Dans le groupe on a pleins de qualités différentes, chaque personne peut apporter quelque chose à l'équipe. C'est très important selon moi d'avoir un capitaine fort, mais il y a pleins de gens en dehors de notre groupe de leaders qui sont importants, comme Papa, comme Luiz, qui ont connu beaucoup de choses et d'expériences. Quand ils parlent, ils sont écoutés, autant que les leaders.

C'est le plus important. Parfois ce n'est pas juste une personne, c'est tout le monde dans le vestiaire qui doit se respecter, s'écouter, et avancer dans la même direction. C'est ce qui se passe à Arsenal.

Hector Bellerin

jones79

Très bel article, sur la vie de footballeur. Je ne pensais pas qu'il avait que 24 ans.

Vince

24-03-2020, 15:29:57 #1292 Dernière édition: 24-03-2020, 15:38:04 par Vince
CiterBellerin et son régime alimentaire



Matt Lovell, est un nutritionniste qui a deux décennies d'expérience dans le sport de haut niveau, il a notamment travaillé à Tottenham, Man City, Aston Villa. Concernant la nouvelle tendance alimentaire qui se développe chez les joueurs professionnels il raconte : "Ma première question quand un Footballeur décide de devenir vegan, c'est "Est-ce que c'est pour raison éthique ? religieuse ? pour de meilleures performances ? Ou est-ce que vous avez vu le documentaire The Game Changers sur Netflix ?" The Game Changers est très convaincant. Mais la meilleure manière de le décrire c'est un film de propagande plutôt qu'un documentaire. Ca arrive souvent, à chaque fois qu'un documentaire de ce genre sort. On a connu la même tendance quand What The Health est sorti. Les Footballeurs regardent ces films. Ils parlent de devenir vegan, mais si ils sont difficiles, ils réalisent rapidement que leur régime est très limité. Et après 2 semaines ils abandonnent."

Le cas d'Hector Bellerin est différent, il est devenu vegan en 2016. Il a admit avoir été influencé par des documentaires : "je regardais des choses sur Netflix sur le traitement des animaux, les dommages que l'on fait à la planète en mangeant autant de viande." Cependant le fait qu'il adopte un régime à base de plante est initialement pour raison sportives. Il a appris que le régime vegan permet de réduire les inflammation, réduire les douleurs, et aider à la récupération. C'est quelques années plus tard, en s'intéressant au véganisme, qu'il découvre l'impact éthique et environnemental de son régime, ce qui a solidifié sa décision. Ce n'était plus un remède, c'était devenu un style de vie.

Dans les premières semaines, les résultats sont bons, seulement il ne semble plus le même physiquement ces dernières années, et certains dans le staff d'Arsenal commencent à se poser des questions sur son régime alimentaire. Arsenal a une approche ouverte concernant la nutrition, avec Richard Allison comme responsable de ce pôle. Il y a deux chefs au centre d'entrainement et un autre qui voyage avec l'équipe lors des matchs à l'extérieur. Chaque matin les joueurs peuvent choisir leur repas sur un iPad. Le Club a aussi développé une technologie qui permet à travers les données GPS des entrainements des suggestions individualisé de repas d'après-entrainement. Arsenal dispose aussi de machine DEXA (Absorption biphotonique à rayons X) qui permet de scanner la quantité de graisse, de masse maigre, et de densité osseuse. Les résultats sont communiqué régulièrement au centre d'entrainement et utilisé comme motivation si nécessaire.

Le Club a toujours soutenu le choix de Bellerin. Ils ont des repas à base de plantes disponibles pour lui comme tout ceux qui le veulent. De plus en plus de joueurs s'y intéressent à Arsenal, beaucoup de joueurs ont demandé que leur boisson de récupération soit sans produit laitier. Quand l'international espagnol a débuté son régime il a été ravi de ses résultats, presque immédiatement il a connu moins de douleur et d'inflammation. Et pourtant il a mit plusieurs mois avant d'en parler à sa mère. "Quand je lui ai dit, elle m'a répondu "Qu'est-ce que tu racontes ? Comment tu trouveras l'énergie pour jouer ?" mais les médecins m'ont dit qu'ils n'avaient pas vu de meilleures analyses sanguines depuis 15 ans".

Rien de surprenant selon Lovell : "Il y a toujours un boost positif sur le court terme. Si vous débutez un nouveau régime pour améliorer votre santé ou vos performances sportives, on ne peut pas nier que les légumes et fruits sont la base de tout progrès. Les plantes contiennent des composés phytochimiques qui ont un effet direct anti-inflammatoire. La plus part des gens ne mangent pas assez de légumes, donc passer de 3-5 portions à 9-12 portions de légumes par semaine, soudainement on sera mieux nourri, on a plus de sels minéraux, et donc moins d'inflammation qu'avant." C'est une opinion partagée par ceux qui travaillent comme nutritionniste dans le sport, quand un joueur change de régime, il passe par une période où il a une plus grande conscience de ce qu'il mange, ils mange plus sainement, plus diversifié - surtout quand ça concerne plus de légumes et de fibres. Sa digestion s'améliore. L'inévitable absorption de plus de glucide dans leur régime permet un boost en terme d'énergie très utile dans la cadence physique exigeante en Premier League. Certains nutritionnistes pensent aussi que les qualités alcaline des plantes aident à combattre l'acide lactique généré pendant les efforts à haute intensité.

Cependant, ils sont majoritairement d'accord pour dire que ces effets positifs ne sont pas la conséquence de l'absence de consommation de viande, mais de plus de consommation variée de fruits et légumes. "Ce n'est pas un problème de viande, mais en ajoutant des fruits, des légumes, leur régime devient plus divers et plus sain." Lovell raconte : "Dans The Game Changers, ils parlent de Footballeurs américains qui sont passé de la malbouffe des fast-food à de la nourriture naturelle, donc ils sont moins gras et ils se sentent bien mieux ... ce qui est très bien pour tout le monde. C'est une question de passer d'une mauvaise habitude à une bonne habitude. Mais il est important de rappeler que dans ce bon régime il y a des manques. Ils vont se sentir bien pendant 2 mois, mais si ils ne font pas bien les choses ils vont connaitre des déficiences."

Des résultats sanguins qui sont au départ impressionnant, vont commencer à baisser. Le niveau de calcium et de vitamine B12 vont baisser. Il y a une déficience en fer qui provoque de l'anémie, ce qui provoque de la fatigue et un plus grand risque de blessure. L'Omega 3 présent dans le poisson a des propriétés anti-inflammatoire uniques. Tout doit être géré prudemment. Les sportifs ont besoin de beaucoup de protéines, et il y a beaucoup de débats sur l'apport en protéines des plantes comparé à la viande. Ce qui est clair c'est que de la nourriture vegan riche en protéines, comme les haricots, sont riches en fibres, et par conséquence, très nourrissant. Donc ce n'est pas toujours simple et pratique de consommer suffisamment de protéines à travers un régime à base de plante. Et même si on y arrive, ça peut être compliqué d'obtenir le profile correct d'acides aminés, ce qui selon les spécialistes peut entraver la musculation, ou même la santé des tendons et ligaments.

C'est là que le nutritionniste est important, en donnant des conseils, guidance, pour que le joueur reste sur le bon chemin. De petits détails qui peuvent faire une grosse différence - comme ajouter un peu de jus de citron sur une salade, pour que la vitamine C aide à l'absorption du fer. Néanmoins, après avoir consulté les nutritionnistes de Clubs de Premier League, il est clair chez eux qu'un joueur de Football qui adopte un régime vegan doit être suivit régulièrement à travers des analyses sanguines, et prendre des suppléments. "Les suppléments sont presque essentiels" dit Lovell. "Je n'ai jamais rencontré un vegan qui n'a pas pris une sorte de supplément pour corriger les déficiences ou déséquilibres". Le problème c'est que Bellerin l'a dit l'année dernière : "Je ne prends pas de suppléments".

Bellerin fait confiance à un chef personnel, qui lui fait des plats hautement adapté, chez lui. Il s'est immergé dans la littérature sur le véganisme. Il a suivit toutes les étapes possibles pour maintenir un profile de nutrition parfait pour le sport de haut niveau. Mais il fait face toujours au scepticisme. Quand on regarde de plus près ses performances depuis son retour, sa blessure au ligament du genou est un facteur défavorable beaucoup plus évident que son régime alimentaire. Et pour certains, son véganisme est juste une raison pour s'en prendre à lui maintenant qu'il s'est coupé les cheveux. Bellerin est un marginal dans le monde du Football, alors que beaucoup de Footballeurs ont essayé un régime à base de plante, peu ont totalement arrêté de manger des produits d'origine animale. D'un point de vue éthique, le véganisme est décrit comme un sujet de noir ou blanc, on ne peut pas le faire à moitié. Or pour les nutritionniste, la solution serait dans le gris. Lovell : "Un régime à base de plante, si c'est - une base - alors super. Idéalement il faudrait manger végan, plus de la viande."

Lovell a travaillé avec Jermain Defoe, qui a longtemps été décrit comme un vegan. Cependant Defoe admettait manger des produits d'origine animale - surtout dans le jour qui précèdent un match. Il adopte un régime stricte vegan pendant 4 jours de la semaine, puis la veille du match il ajoute des protéine issue de nourriture animale (comme du saumon) à son régime. C'est assez commun, beaucoup d'athlètes sont vegan la plus part du temps, mais ils mangent occasionnellement du poisson ou du poulet, ou autre viande maigre. La différence avec Bellerin c'est que son régime n'est pas uniquement motivé par la performance, mais par des convictions et ça laisse peu de place à la flexibilité. Il a déjà réussit à prouver que l'on pouvait continuer d'être un joueur de Football professionnel de haut niveau avec ce régime stricte mais jusqu'où peut-il aller ? The Proof is in the plant-based pudding. Ses performances feront taire les sceptiques.

James McNicholas pour Athletic