Arsenal Supporter Club France

Auteur Sujet: Sol Campbell  (Lu 39258 fois)

Vince

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Re : Sol Campbell
« Réponse #810 le: 22-02-2018, 19:22:48 »
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Sol Campbell - les Clubs ont peur de moi

Battu par Craig Bellamy dans la course pour devenir le manager d'Oxford United, Sol Campbell peine toujours à trouver sa place dans le Football anglais. Il était l'invité d'un podcast (Highbury & Heels) :

"J'ai tenté ma chance [pour Oxford], ils ne m'ont pas engagé. Peut-être que c'est mon manque d'expérience, ce genre de chose, mais c'est un cercle vicieux. De l'expérience ? Comment je suis sensé en avoir ? Faudrait déjà qu'on m'embauche.

Je ne veux pas descendra trop bas, c'est la galère, et puis me retrouver sous les ordres de quelqu'un à me demander ce que je fais là. Je préfèrerai être le manager d'un Club. Je suis quelqu'un de confiant, c'est pas sorcier de diriger un Club de Football, surtout quand on a joué à ce niveau. Si on est assez intelligent, et qu'on apprend vite, en 2-3 matchs vous savez de quoi a besoin l'équipe en terme d'entrainement pour survivre dans ce championnat, ou jouer la montée, ou même finir champion.

Moi je suis quelqu'un d'intelligent, ce n'est pas comme si j'avais joué au Football dans un terrain à vague toute ma vie. Je comprends pas les gens, je suis un des plus grands esprits du Football et je suis gâché car on considère que je manque d'expérience, ou peut-être que je dis trop ce que je pense. En Allemagne ils aiment les gens qui sont franc. Ils n'ont pas peur de les engager. Désolé de dire ce que je pense, j'ai pas peur. Ca devrait être une qualité, mais on dirait que non."

gunner597

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Re : Sol Campbell
« Réponse #811 le: 22-02-2018, 19:36:24 »
Au niveau du melon il est comment ? :lol:

Bouligoal

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Re : Sol Campbell
« Réponse #812 le: 23-02-2018, 13:27:17 »
Au niveau du melon il est comment ? :lol:
Grave. Pas sûr que ce côté prétentieux l'aide beaucoup.
229 !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Atys

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Re : Sol Campbell
« Réponse #813 le: 23-02-2018, 18:36:43 »
Il manque d’expérience mais aussi un peu d’intelligence Ça facilite pas les choses

Vince

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Re : Sol Campbell
« Réponse #814 le: 21-04-2018, 14:04:41 »

"Quel homme hors du commun. Il a construit des équipes incroyables, gagné des trophées avec style, changé la façon de voir le Football. Arsène Wenger."

Vince

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Re : Sol Campbell
« Réponse #815 le: 13-06-2018, 22:13:18 »
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Il y a du talent partout.

Partout où l'on va, on peut trouver un talent qui se bat contre le système et qui a juste besoin d'aide pour s'en sortir. J'ai grandis dans l'est de Londres, j'étais l'un d'eux. J'en ai vu pleins d'autres comme moi. Je suis juste un des chanceux qui ont réussit à s'en sortir. Ca ne veut pas dire que je n'ai pas de problèmes. Il y a des positifs et négatifs dans tout les parcours - il faut juste trouver son chemin pour éviter le négatif et aller là où vous voulez aller. Il faut être fort mentalement, car il y aura des déceptions. Il faudra un peu de chance aussi, mais si ça vaut le coup de se battre, alors il faut y aller à fond. J'ai appris tout ça très vite - avant même d'être dans le Football.

Quand j'ai commencé à jouer le Football était mon évasion. J'étais un enfant timide, mais le Football m'a aidé à m'ouvrir beaucoup. Un de ces aspects était les duels. J'ai grandis en jouant dans la rue, où l'on ne joue pas toujours contre des enfants de notre âge. Parfois ils ont 2-3 ans de plus. J'ai maintenant des enfants, je sais la différence que font 2 ou 3 ans à ces âges là. Donc j'ai appris à approcher le Football différemment. Ce n'était pas tant une question de puissance mais d'intelligence et de détermination.

Bien que le Football de rue m'a donné ces bonnes bases, partir de Londres à 14 ans m'a fait beaucoup de bien. J'étais devenu un élève de la FA School of Excellence à Lilleshall, où l'envie et la faim que j'avais pouvaient être rassasiées. Lilleshall était un royaume de l'excellence. Pour le Cricket, le Hockey, la Gymnastique, le Tennis de table - tout les meilleurs jeunes talents étaient envoyé là-bas. C'était la première fois que je passais autant de temps à la campagne. Je me rappelle d'être entouré d'une abondance de jolies jardins, ressentant instantanément que ces choses étaient connectées à moi. Certains jeunes venaient, et en l'espace d'un mois leur maison les manquait et ils voulaient partir. Je n'ai jamais senti ça. A l'âge de 14 ans j'étais sérieux à propos du Football - et c'était comme si tout à propos de cet endroit épousait mon psychisme.

C'est 4 ans plus tard que j'ai fais mes débuts à Tottenham, quand Terry Venables m'a fait rentrer à 20 minutes de la fin contre Chelsea à White Hart Lane. C'est difficile quand on est jeune - on est autant anxieux qu'excité, mais en entrant sur le terrain, on a pas l'habitude de ce rythme. Cependant j'ai réussi à marquer, donc c'était de presque parfaits débuts - même si on a perdu 2-1. Je me rappelle sortir du terrain en ayant du mal à respirer, mes poumons remplis de toute sorte de choses qui bloquaient ma respiration, ma gorge sèche, j'ai du boire une tonne d'eau. Et tout ça pour juste 20 minutes ! C'est un beau moment dans la carrière d'un jeune joueur. Mais pour moi, ce n'était pas le début que j'espérais. Après ce match, je n'ai plus joué du reste de la saison.

C'était Ossie Ardiles et Steve Perryman qui m'ont vraiment donné ma chance aux Spurs, après m'avoir vu jouer pour l'Angleterre en 1993 lors de l'Euro U18. On remporte ce tournoi, et j'avais hâte de profiter de quelques semaines de vacances quand mon téléphone a sonné. Ils me voulaient dès la semaine suivante. Avant ça, j'ai connu des entraineurs qui voyaient le talent en moi, mais qui ne voulaient pas prendre le risque avec un si jeune homme. Cette fois, j'étais lancé dans le grand bain. Ils m'ont coaché et couvé. Ils ont vraiment cru en moi. Quelques années plus tard, j'ai gouté pour la première fois au rôle de leader. J'étais encore jeune - 21 ou 22 ans - quand Gerry Francis, le Manager des Spurs de l'époque, m'a appelé dans son bureau pour me demandé si je voulais bien être capitaine. "Tu as 24 heures pour y réfléchir". En sortant je me suis dit : je devrais donner des ordres à des gars qui ont 10 ans de plus que moi. Des gars a qui je privais probablement ce rôle de capitaine. Mais je me suis regardé en face, et je me suis dit que je jouerai le plus souvent, je ne serais pas le capitaine du Club, juste celui de l'équipe sur le terrain.

L'équipe avait foi en moi. Je suppose qu'ils ont vu mes capacités, et comment je me comportais, il savaient que j'étais quelqu'un de sérieux à propos du Football. Quelques années plus tard, je suis devenu véritablement le capitaine, mais même à cette époque, j'étais surtout capitaine sur le terrain. Je n'étais pas celui qui organisait les fêtes, ou qui se mettait tout le temps au centre de l'attention en dehors des terrains. Je voulais être le plus proche possible du centre, pas trop à gauche, pas trop à droite. Et la seule manière pour moi de contrôler mon environnement c'était en étant capitaine sur le terrain. A travers ma détermination. En encourageant les autres à me suivre. Et c'est le genre de capitaine que je suis devenu - très vocal, très fort dans mes performances. C'était un honneur pour moi d'être le capitaine de Tottenham, mais je savais que je voulais plus. Je voulais gagner.

Arsenal était une équipe avec des joueurs fantastiques, un système stable et, avec Arsène Wenger, un Manager avec la philosophie que je recherchais. Sa façon de penser, de voir le Football, ce n'est pas fait pour tout le monde, mais pour moi c'était une connexion faciles. C'était simple pour moi d'adhérer à son Football. Sa vision était déjà en moi. C'est pour ça que l'on excellait collectivement, on était tous sur la même longueur d'onde. L'approche d'Arsène par rapport au Back 4, c'était de considérer le bloc comme une unité - il décidait d'un système, mais individuellement, c'était à vous de jouer. Il ne se fiait pas au joueur totalement confirmé, mais à ceux qui en étaient proche. C'est un peu différent maintenant, mais à cette époque, il fallait trouver les solutions. Et dans une certaine mesure, seuls les grands joueurs en sont capable. Quand un ou deux jeunes joueurs jouent une saison, ils doivent être capable très rapidement de comprendre quelles sont leurs faiblesses dans ce jeu. Il sont dans le grand bain. Certains ont besoin de plus de temps, ou de plus de guidance pour y arriver.

Je voulais faire durer ma carrière aussi longtemps que possible, mais à un moment donné on commence à réaliser que le kilométrage est trop élevé. Les douleurs, les souffrances au réveil. Les vieilles blessures qui ne partent jamais. La routine de la préparation des matchs, les voyages. Au bout d'un moment il y a un ras-le-bol. On se demande, est-ce que c'est juste une phase ? Est-ce que ça ira mieux dans 2-3 mois ? A l'âge de 37 ans, j'appréciais toujours le challenge. Quand des jeunes vous cherchent, mais que vous prenez toujours le dessus, ça fait du bien. "Imagine quand j'avais 25 ans, tu ne me serais pas arrivé à la cheville".

Quand j'ai finalement pris ma retraite, je voulais travailler à la Fédération Anglaise. J'avais mon diplôme B, je voulais devenir entraineur. Mais à cette époque, il n'y avait que un ou deux postes disponible. La Fédération n'était pas faite pour donne sa chance aux anciens joueurs - pas comme maintenant. Ca m'a demandé 3 ans et demi pour obtenir mon diplôme Pro à la Fédération Galloise. En tout 5 ans de travail. Pourquoi ? Parce que je suis un compétiteur. Je veux être dans la compétition, juste d'une manière différente. J'ai les diplômes requis, mais il faut plus que ça. Avec les connaissances, il faut savoir comment communiquer. Comment inspirer. Il faut comprendre les complexités du comportement humain. Comprendre les humeurs, savoir unifier un groupe d'individus. Quelqu'un peut venir à l'entrainement avec une mauvaise attitude, déçu de quelque chose qui s'est passé chez lui. Il faut les outils pour savoir comment l'aider. Si on peut voir des choses dans les joueurs, ça vous rend un meilleur Manager. Et ça les rend de meilleurs joueurs.

La concurrence pour les postes de Manager est féroce, je le sais. Comment obtenir cette première opportunité ? Je me suis beaucoup posé cette question.
Est-ce que c'est une affaire de relations ? Est-ce qu'il faut un bon agent ? Est-ce que c'est juste le timing ? Peut-être tout ça à la fois.
Une chose est certaine, je veux évoluer dans cet environnement - victoires, défaites et matchs nuls. Je veux construire une nouvelle carrière. Être à nouveau compétitif.
J'ai vécu des déceptions. Mais si ça vaut le coup de sa battre, il faut y aller à fond. Je l'ai toujours su.




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« Modifié: 13-06-2018, 22:21:54 par Vince »